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la danse de chez moi le bikutsi

laisser moi vous parler un peut de la danse de ma tribue natale LE BIKUTSI je suis né dans cette danse j'ai apris à la danser bien avant de savoir marché car chez nous, nous nous exprimons aussi par la danse et la musique alors je veux partagé cette passion avec vous.

Le Bikutsi (parfois appelé Tipi) est une musique et une danse féminine traditionnelle du Cameroun. Cette danse et cette musique sont originaires des provinces du Centre et du Sud. C'est une danse traditionnelle de l'ethnie Beti.

Le mot bikutsi signifierait en Ewondo battement de la terre (bi est une marque du pluriel, kut signifie battre, pulser, et si signifie terre).

 

Bikutsi : Un équilibre entre musique, parole et danse


Ce rythme de la zone du sud Cameroun est supposé être, accompagné de sa danse, la manifestation d’une harmonie entre le corps et l’esprit.

 

© Journal du Cameroun
Le groupe Ayanga dans l'ambiance

Dans la langue Ekan, Bikut si signifie littéralement « Frappons le sol ». Rythme musical très ancien, le Bikutsi est, dans ses origines, joué par un orchestre de balafon. Le Bikutsi renvoie, ensemble, à un rythme musical, à une façon de déclamer et à un pas de danse. Implanté dans la zone équatoriale du sud du Cameroun d’où il tire ses origines, le Bikutsi se caractérise par une grande présence de percussions. Il est vrai que le son sec du Mendjan (balafon) ou du Mvet a été progressivement adaptés à d’autres instruments.

Des piliers immortels
Le Bikutsi commence une mue de modernisation avec l’artiste Messi Martin à travers la guitare électro-acoustique dans les années 1970. Messi Martin a su utiliser ce type de guitare pour ressortir le son sec du balafon (Mendjan). Il introduisait un morceau d‘étoffe entre le chevalet et les crins. Au début des années 1980, c’est le groupe les Vétérans d’Ongola apporte leur touche au rythme à travers la chanson Man onon (petit oiseau). Cette période des années 1980 voit émerger de grands noms dans le rythme bikutsi. L’artiste Mbarga soukous mobilise les foules avec sa chanson à succès Essamba (le rang). « Un brin provoquant car c’est aussi cela le Bikutsi ». Cet album est considéré, par l’essentiel de la critique, comme un chef d’œuvre dans le genre. En 1985, apparait un surdoué de la guitare qui, avec son groupe les têtes brulées, porte le Bikutsi sur les cimes du monde. Zanzibar (Epeme Zoa), puisqu’il s’agit de lui, distille des sons complètement inédits avec sa guitare. Son parcours sera aussi impressionnant que bref. Révélé à 25 ans, il décède 2 ans après dès suite d’une maladie dans des conditions qui alimentent encore les polémiques.

 

© Journal du Cameroun
Démonstration du groupe de danse Mankoussou

Maintenir le rythme
Il faut dire que Zanzibar fait ses armes aux cotés d’un certain Ange Ebogo Eméran. Ce dernier est considéré par beaucoup comme un faiseur de stars. Arrangeur de génie, Ebogo Eméran a forgé plusieurs artistes au Cameroun. Il révèle qu’à une cette époque des années 1980, il a du « se battre » pour maintenir le Bikutsi dans la compétition musicale au Cameroun comme à l’extérieur. « A cette époque, se souvient-il, le Makossa avait le vent en poupe, ses mélodies étaient biens faites et ses musiciens enregistraient en Europe. Les rythmes congolais représentaient l’Afrique à travers le monde grâce à de grands noms ». Des grands noms, le bikutsi va aussi en connaitre à la suite des premiers piliers déjà cités. Nkodo Sitony, qui décroche qui décroche un disque d’or avec l’album dolo eba et le talentueux conteur Fame Ndzengue, sans oublier Atini alias Tino Baroozza dont l’ingéniosité dans le maniement de la guitare rappelle les prouesses de Zanzibar. Tino Baroozza a également donné son nom à l’artiste K-Tino (Catherine de Tino) qui se fait appeler « la femme du peuple » du fait de son style très populaire voir populeux. Elle a, à sa manière et parfois « sans scrupule », fait bouger l’univers musical camerounais.

Un avenir dans la diversité
De plus en plus, le rythme Bikutsi connait l’influence d’autres rythmes et styles musicaux. Sally Nyolo donne un coup d’accélérateur à cette « écclectisation » du Bikutsi. Son album tam tam la révèle au monde en même temps qu’il donne une autre façon de percevoir le bikutsi qu’elle teinte, non sans succès, de Raggae. Cyril Effala, de regretté mémoire, et Donny Elwood s’engouffrent dans la brèche déjà ouverte par Ottou Marcellin. Ottou Marcellin peut être considéré comme celui qui a porté très haut « la race des poètes du Bikutsi ». Celui que certains surnomme le « Georges Brassens camerounais » est adoubé de plusieurs distinctions internationales avec ses œuvres aussi langoureuses que profondes. Les langues Beti ou Bantou plus largement (Bulu, Eton, Ewondo,…) n’ont plus le monopole dans le Bikutsi. Ainsi et à titre d’exemple, dans l’album multiculti de Sally Nyolo, le français, et l’anglais côtoie quelques mots d’arabe.
Plusieurs lieux où l’on danse au rythme du Mendjan voient le jour à travers la ville Yaoundé (pour ne citer que celle là). L’objectif étant de maintenir éveiller et dynamique, le bikutsi dont beaucoup prédise un avenir prometteur semble prendre de la vitesse depuis quelques années. Sont là pour l’attester, des artistes comme Aijo Mamadou, Lady Ponce, Majoie, Tonton Ebogo, Tsimi Torro, Charmant M., Patou Bass, et biens d’autres. A coté des cabarets, il existe un festival annuel de Bikutsi qui tarde encore à faire véritablement ses preuves et permettre de donner à ce rythme ses lettres de noblesses. Un rythme de cadence harmonieuse entre le geste et la parole ou la musique.

je vous citerai tres bientôt les chanteurs et chanteuses de bikutsi

 

                                                                                                                            hyacinthe vegas

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