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style de musique




Assiko

L'Assiko est une danse traditionnelle camerounaise de guérison transformée en danse de fête. Les danseurs évoluent à petits pas en se déhanchant sensuellement. La musique est jouée par des guitares et des percussions traditionnelles (de nos jours le rythme de bouteilles vides entrechoquées). Puis à certains moments, les danseurs posent sur leurs têtes des bouteilles, tout en continuant leurs mouvements, s'accroupissant et se livrant à des acrobaties.

La musique assiko a été popularisée par le guitariste Jean « Aladin » Bikoko. Aussi d'autres artiste d'assiko traditionnels ou plus récents : LIMALA Joseph, Mongo Mbea, Paul Balomog, Samson chaud gars, Kilama, Kol Mbogol, et Nlella.

Principaux artistes d'assiko

  • Jean Aladin Bikoko
  • Défense
  • Fleur Devault
  • Viviane Etienne
  • Kristo Numpuby

 

Makossa

Le Makossa est un type de musique très populaire dans les villes du Cameroun. Il est semblable au sukus, avec plus de basses et de cuivres. Il est issu d'une danse traditionnelle douala, le kossa, avec des influences significatives de jazz, d'ambass bay, de musique latine, de highlife et de rumba.

Si le style makossa est né dans les années 1950, les premiers enregistrements n'apparaitront qu'une décennie plus tard. Les artistes tels que Eboa Lotin, Misse Ngoh et surtout Manu Dibango ont popularisé le genre en dehors du Cameroun à la fin des années 1960.

Principaux artistes de Makossa 

Michel Kingué

 

Manu Dibango

Manu Dibango
Manu dibango trisku.jpg
Manu Dibango en 2007, à Londres

Nom Emmanuel N'Djoké Dibango
Naissance 12 décembre 1933
Douala
Cameroun Cameroun
Genre(s) Jazz, World Music
Instrument(s) Saxophone
Site Web manudibango.net

Emmanuel N'Djoké Dibango, dit Manu Dibango, est un musicien camerounais né le 12 décembre 1933 à Douala.

Biographie

Il naît le 12 décembre 1933 à Douala dans un milieu protestant. Etudiant à Chartres puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz et y apprend le piano ; mais c'est à Reims où il prépare le baccalauréat qu'il s'initie au saxophone et commence à se produire dans les boîtes au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956.

Différents contrats le mènent à Bruxelles où il rencontre Coco, sa femme et mère de sa fille Georgia, Anvers et Charleroi où son jazz s'africanise au contact du milieu congolais dans l'ambiance de l'accession du Congo belge à l'indépendance en 1960. Grand Kalle l'engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent le succès en Afrique et les amènent à Léopoldville où Manu lance le twist en 1962. En revanche, le retour au Cameroun en 1963 est difficile et il regagne la France.

En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier Big Band, et crée et développe son style musical novateur et urbain pour une série d’émissions télévisées, "Pulsations" à la demande de Gésip Légitimus, producteur TV. Ainsi, il fut mis en relation avec Dick Rivers et Nino Ferrer, vedettes de l'époque ayant aussi participé aux émissions de Gésip Légitimus, qui l'engagent successivement.

En 1969 il enregistre des compositions personnelles qui lui font renouer avec le succès africain. En 1972, la face B d'un 45 tours, Soul Makossa (notamment samplé sur Wanna Be Starting Something de Michael Jackson et Please don't stop the music de Rihanna), fait la conquête des États-Unis et lui vaut d'y faire une tournée. Ses accents africains passionnent les musiciens noirs d'Amérique.

Le 3 février 2009, il décide d'attaquer les maisons de disque de Michael Jackson et Rihanna (Sony BMG, Warner et EMI) pour avoir utilisé sans autorisation le thème de Soul Makossa. La décison du tribunal sera donnée le 17 février 2009. Dans les années 1980, Manu Dibango avait trouvé un accord financier avec Michael Jackson pour l'utilisation de sa chanson dans l'album Thriller, mais l'interprète de Billie Jean et de Don't stop 'till you get enough a par la suite autorisé Rihanna a utiliser la musique de Dibango pour son tube Please don't stop the music.

Il accompagna notamment Serge Gainsbourg dans les années 1980.

En 1992, Yves Bigot (FNAC Music) lui propose d'enregistrer Wakafrika, un album de reprises des plus grands tubes africains avec la crême des artistes africains et des musiciens internationaux. L'album, dont George Acogny assura la réalisation et Philippe Poustis la production exécutive, paraîtra dans le monde entier. Projet ambitieux de réunification musicale de l'Afrique, Manu revisita le patrimoine de la chanson en invitant les ténors Youssou N'dour sur Soul Makossa, King Sunny Ade sur Hi-Life, Salif Keita sur Emma, Angélique Kidjo et Papa Wemba sur le très beau Ami Oh ! sans oublier Peter Gabriel, Sinéad O'Connor, Dominic Miller (guitariste de Sting) et Manu Katché (entre autres) ...

Manu Dibango est le parrain officiel de la vingtième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) du 24 février au 3 mars 2007[1].

Discographie partielle (LPs, Bandes Originales, Compilations) 

 

 

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